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Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

OGM : Les pires craintes se confirment

Sur les OGM 07/10/2010

Au beau milieu de l’été, l’annonce édifiante n’a pas eu l’écho qu’elle méritait. Pourtant, la découverte effectuée par une équipe de scientifiques de l’Université de l’Arkansas, vient confirmer les pires craintes au sujet des OGM (Organisme génétiquement modifié) cultivés en plein champ. La menace mise en évidence concerne plus précisément le colza (Brassica napus L. (Brassicaceae)) manipulé génétiquement pour résister à un herbicide total. Il apparaît que ces colzas prolifèrent en pleine nature (en-dehors des zones cultivées) et, par croisement, se transmettent et cumulent leurs modifications génétiques, en créant dans la nature de nouveaux OGM. Ainsi, à la stupéfaction des scientifiques, des protéines de résistance à deux herbicides différents (glyphosate de Monsanto et glufosinate de Bayer, pour ne pas les citer), ont été retrouvées dans un seul et même plant de colza, en dehors d’une zone cultivée... Il est donc indispensable de se pencher sur cette découverte, pour comprendre ce qu’elle implique, à l’heure où des firmes multinationales répandent, sans aucun scrupule, leurs organismes transgéniques, sur toute la planète. En étant optimiste, on pourrait envisager une interdiction de la culture des OGM en plein champ et un retour vers une agriculture conventionnelle raisonnée, voire une agriculture biologique, pour ne pas en arriver au désastre qui s’annonce. Et ainsi, en étant pessimiste, on pourrait en conclure que le mal est déjà fait, les OGM sont cultivés par millions d’hectares sur tous les continents, les firmes produisant les OGM sont toutes-puissantes et leur emprise néfaste est inéluctable. Vous préférez la première approche, n’est-ce pas ? C’est une évidence, il n’y a pas de fatalité, et il y a forcément de nombreuses opportunités pour s’organiser et lutter contre cette menace qui est désormais identifiée...

Source : Médiapart | Auteur : PetitRobert

L’utilisation des pesticides dans l’agriculture divise à nouveau le gouvernement

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 06/10/2010

L’appel lancé par Bruno Le Maire en faveur d’ « une pause en matière de règles environnementales » a suscité une vive irritation parmi les écologistes. Mais le trouble déclenché par ces propos a aussi touché la secrétaire d’état à l’écologie Chantal Jouanno qui n’a pas caché sa désapprobation : « Il n’est pas question de créer une inflation de normes environnementales mais il n’est pas question on plus d’un quelconque moratoire sur les mesures adoptées dans le cadre du Grenelle » a-t-elle affirmé en insistant en particulier sur l’objectif de diminuer de moitié des pesticides dans l’agriculture d’ici à 2018. A la FNSEA, principal syndicat agricole, c’est pas le retard mais «l’excès de zèle » de la France que l’on dénonce. « Il est grand temps que le ministre appelle à une pause et ait voix au chapitre en matière environnementale », lâche son secrétaire général Dominique Barrau. En attendant, une chose est sûre : Bruno Le Maire a réussi à attiser la méfiance des écologistes et les dissensions gouvernementales.

Source : Le Monde | Auteur : Laurence Caramel et Laetitia Van Eeckhout

Le vrai prix des fruits exotiques

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 06/10/2010

Un euro l’ananas, un kilo de bananes pour 12,50 euro… Pour le consommateur occidental, manger des fruits exotiques n’est plus un luxe. Mais pour les travailleurs des plantations, le prix à payer est élevé. The Guardian, pour l’association de consommateurs « Consumers International » (CI) dévoile les pratiques sociales et environnementales désastreuses de la production d’ananas au Costa Rica. Première victime des fruits exotiques bon marché : l’environnement. Dans les pays producteurs, les pesticides, engrais et autres insecticides sont utilisés abondamment pour maximiser le rendement. Résultat : tous ces produis chimiques infiltrent les sols et se retrouvent dans les nappes phréatiques ou les rivières dans lesquelles la population se baigne ou pêche, quand les poissons ne sont pas déjà morts à cause de la pollution. Douleurs liées à des conditions de travail difficiles, intoxications aux produits chimiques : pas facile de travailler dans les plantations de bananes et d’ananas. Au Costa Rica, le taux d’intoxication par des produits chimiques est six fois plus élevé dans les zones bananières que dans le reste du pays, selon l’institut régional pour la toxicologie environnementale de l’université nationale.

Source : 20 minutes.fr

Paris a de l’appétit pour le bio

Sur l'agriculture biologique 06/10/2010

L’adjoint au Maire chargé du développement durable : Denis Baupin, a élaboré un plan d’action pour monter un groupement d’achat afin que ses services et les caisses des écoles puissent passer des commandes groupées de bio. Paris va aussi soutenir la création d’une plate-forme d’agriculture bio. Pour consommer des fruits et légumes frais qui ont poussé naturellement, encore faut-il que les terres bio pullulent. En 2008, ces exploitations ne représentaient que 2,6% des exploitations agricoles françaises. En Ile de France, elles ne représentent que 0,78% des terres. « Nous allons encourager la conversion des exploitations. D’abord en revendant en priorité aux agriculteurs bio les terres appartenant encore à la ville et en soutenant financièrement avec la région les exploitants prêts à se mettre au bio ».

Source : Le Parisien

OGM : Barroso à l’épreuve de la démocratie participative

Sur les OGM 06/10/2010

Plus d'un million de citoyens ont signé une pétition pour pousser l'Europe à geler les autorisations d'OGM, en vertu du nouveau traité de l'UE qui a introduit cette innovation démocratique, mais Bruxelles n'a guère envie de céder sur ce dossier sensible. Car sur le plan légal elle peut être déclarée irrecevable, le dispositif n'ayant pas encore été finalisé, a reconnu l'eurodéputé vert allemand Gérald Hafner, rapporteur sur ce dossier au Parlement européen. Deux organisations non gouvernementales, Greenpeace et le mouvement Avaaz, ont pris le traité à la lettre et lancé une pétition en mars 2010, pour protester contre l'autorisation de culture donnée par Bruxelles à Amflora, une pomme de terre génétiquement modifiée développée par le groupe allemand BASF. "Les citoyens européens ont donné au président Barroso plus d'un million de motifs de les écouter et de procéder avec mesure sur les OGM plutôt que de céder aux intérêts de l'industrie", a affirmé Ricken Patel, de Avaaz. Le problème est que "Greenpeace est en avance", déplore la Commission. Car une étape importante doit encore être franchie: l'adoption d'un règlement fixant les règles et les procédures de l'initiative citoyenne. Une fois mis en place ce règlement, la Commission aura quatre mois pour examiner les arguments de la pétition et décider des suites à lui donner: soit faire une proposition de loi, soit demander d'approfondir la question, soit ne pas donner suite. Quinze OGM, pour la plupart des maïs, sont en attente d'autorisation. La pétition ne réclame pas l'arrêt des OGM. Elle appelle José Manuel Barroso a "décréter un moratoire sur l'introduction des plantes génétiquement modifiées en Europe et à mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche sur l'impact des OGM et déterminer leur régulation".

Source : AFP | Auteur : Christian Spillmann

Michel Leblanc – président des apiculteurs viennois

Ils l'ont dit 06/10/2010

« La situation est toujours aussi délicate, c’est même de pire en pire. On a répété que les abeilles mourraient à cause du varroa. On sait désormais que la cause principale ce sont les pesticides »

Source : Le Progrès

Pesticides : une ONG dénonce les propos « rétrogrades » de Bruno Le Maire

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 05/10/2010

L'association MDRGF, qui milite contre les produits phytosanitaires dénonce "M. Le Maire tient des propos rétrogrades à l'encontre des engagements pris par le gouvernement et le pouvoir exécutif ainsi que par les élus du peuple", estime l'ONG dans un communiqué.
"Il est scandaleux qu'un ministre en charge de l'Agriculture tienne de tels propos alors que les parlementaires, élus du peuple, ont confirmé les mesures prises dans le cadre du Grenelle", a dénoncé François Veillerette, porte-parole du MDRGF. "Il y a aujourd'hui une coupure de plus en plus visible entre les hommes et les organisations qui travaillent sur le terrain et le ministre de l'Agriculture qui semble se plier aux injonctions des représentants du syndicat dominant", a-t-il ajouté. "Nous exigeons de M. le ministre une réaffirmation forte des objectifs pris dans le cadre du Grenelle, il en va de la crédibilité de la France en matière d'agriculture et d'environnement", a conclu le porte-parole de l'ONG.

Source : AFP

Règles environnementales : le ministre de l’agriculture demande une pause

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 04/10/2010

"Nous devons adapter un certain nombre d'objectifs qui ne sont plus atteignables", a affirmé Bruno Le Maire, interrogé sur la capacité de l'agriculture à tenir les objectifs du Grenelle de l'environnement, qui prévoit notamment un renforcement de l'encadrement des produits phytosanitaires. Le ministre demande "une pause en matière de règles environnementales pour laisser le temps aux paysans français de mettre en place ce qui a déjà été décidé, plutôt que de rajouter toujours plus de règles qu'ils n'arriveront pas à suivre dans l'état actuel". "L'agriculture française est en convalescence. Ne freinons pas son redémarrage", a expliqué M. Le Maire. L'agriculture durable "est la seule direction possible pour l'agriculture française", a-t-il reconnu, en précisant qu'il faut tenir compte du fait que l'agriculture "a traversé une crise importante".

Source : AFP

Pesticides : difficile d’en savoir plus …

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 04/10/2010

Contaminations de l’air, de l’eau, des sols… Depuis plus de 20 ans, quelles que soient les études menées sur ces produits et la prise de conscience de leur risque à court et long termes, les dangers des pesticides restent difficiles à quantifier. De plus, les « informations » fournies au public viennent, en majorité, des industriels eux-mêmes… Seule* une société spécialisée peut expertiser un terrain potentiellement pollué. Et bien souvent, il faut des années pour que tous les effets environnementaux soient diagnostiqués. Ainsi le chlordécone…

Source : MAXI | Auteur : Valérie Lemoine

Enquête de la rédaction « Donner votre avis sur l’usage des pesticides »

Sur les abeilles 04/10/2010

L’usage intempestif des pesticides dans l’agriculture revient sur le devant de la scène. Le rapport Belpomme sur les répercussions néfastes de ces produits sur l’environnement aux Antilles est accablant. L’eau et le sol seraient pollués. Ce rapport parle également de la hausse des cancers parmi la population sans pour autant faire un lien avec les pesticides. Qu’en pensez-vous ? Pensez vous que les agriculteurs utilisent beaucoup trop de pesticides ? Comment diminuer sensiblement leur utilisation sans pour autant réduire la production agricole ? Pensez vous que la culture biologique soit l’avenir ? Pourquoi ?

Source : Le Journal du Net.com

André Cicolella – Scientifique et chercheur en évaluation des risques sanitaires

Ils l'ont dit 02/10/2010

« Deux cancers sur trois sont liés à l’environnement, pris dans un sens global qui regroupe les conditions de travail, le mode de vie, les produits domestiques et alimentaires. Ce n’est pas un problème de vieillissement de la population puisque l’âge de survenue des cancers diminue. Il faut voir les choses de façon positive. Nous pouvons arrêter l’épidémie de maladies chroniques. Il suffit de retirer de notre environnement les produits qui sont scientifiquement reconnus comme toxiques ».

Source : Centrefrance.com | Auteur : Aurore Malval

Pollution : la saga du chlordécone

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/10/2010

L’étude est scientifique, mais elle se lit comme un polar. Elle a été mise en ligne fin août et retrace La saga du chlordécone, ce pesticide utilisé jusqu’en 1992 aux Antilles pour lutter contre le charançon de la banane. Ce coup d’œil dans le rétroviseur est terriblement efficace pour pointer les dysfonctionnements. Opacité et absence de contre-pouvoir ont permis aux intérêts économiques de l’emporter. Les procédures ont changé, notamment sous l’impulsion d’une directive européenne de 2001. Les représentants de l’industrie chimique ne siègent plus dans les instances d’évaluation. Le fait que les procédures soient très encadrées et tous les avis rendus publics est aussi essentiel aux yeux de Thierry Mercier, du département Produits réglementés de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Source : 60 millions de consommateurs

Pesticides bio : pas si inoffensifs

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/10/2010

Est-ce que les pesticides utilisés e bio sont toujours moins agressifs pour l’environnement que les conventionnels ? Pour le savoir, des chercheurs canadiens ont testé l’impact de quatre insecticides classiques et deux biologiques (une huile minérale et un champignon qui parasite les insectes) employés contre les pucerons du soja. Etonnamment, les résultats montrent que ces deux produits bio sont moins efficaces sur le puceron mais aussi plus nocifs pour les insectes non cibles que les spécialités chimiques. Il manque une évaluation globale (impact sur les sols, les eaux et surtout sur les consommateurs) mais les scientifiques soulignent que ces résultats remettent en cause la supposition selon laquelle les pesticides biologiques ont forcément moins d’effets négatifs. Ils appellent à une évaluation de tous les pesticides.

Source : Que Choisir

Baies de goji : riches en pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/10/2010

Vendu comme un produit miracle car source d’antioxydants, le goji, originaire du nord-ouest de la Chine, se révèle bourré de pesticides. Cette omniprésence des pesticides sur le goji a été révélée voilà deux ans aux Etats-Unis. L’an dernier, les organismes certificateurs de produits biologiques français ont à leur tour tiré le signal d’alarme : les échantillons candidats à la certification bio étaient tous contaminés. En réaction, les autorités françaises et européennes ont pris des mesures exceptionnelles. Aujourd’hui, le goji certifié bio doit être accompagné d’une analyse prouvant l’absence de résidus. Si des pesticides sont présents, le produit doit être déclassé en conventionnel, à condition que les LMR ne soient pas dépassées. Mais une récente enquête de la Répression des fraudes a montré que plusieurs produits, qui auraient dû être déclassés, étaient vendus en bio, et que la contamination en pesticides, y compris au-delà des limites réglementaires, était généralisée. Notre « mini-test » confirme le constat. Quant aux effets santé, une récente revue de la littérature pointe le manque cruel de données fiables. Raison de plus pour éviter de dépenser les 40 à 70€ facturés au kilo.

Source : Que Choisir | Auteur : Fabienne Maleysson

L’incroyable gâchis des lois votées mais jamais appliquées

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/10/2010

Tirons aussi un coup de chapeau collectif à tous les groupes de pression anti-environnementaux, agriculteurs de la FNSEA, producteurs de pesticides, transporteurs routiers, amis du nucléaire, bétonneurs de littoral ou allergiques à l’éolien. Main dans la main, ils ont réussi à vider de quasiment tout on contenu la Fameuse loi Grenelle 1, censée faire basculer la France dans un modèle de croissance propre et vertueux. La taxe écologique sur les poids lourds a été repoussée, l’implantation des éoliennes plus strictement réglementée, la pub sur les pesticides autorisée, le chauffage électrique encouragé dans les nouvelles constructions et les rejets de centrales nucléaires moins encadrés.

Source : Capital | Auteur : Dominique Foing
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