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Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

MON 810 : plus d’inconvénients que d’avantages (Haut conseil biotechnologies)

Sur les OGM 22/12/2009

Une majorité de membres du Comité économique, éthique et social (CEES) - une des deux composantes du HCB - a considéré que les inconvénients globaux d'une mise en culture du MON 810 l'emportaient sur ses avantages, selon le communiqué du HCB. Par ailleurs, le Comité scientifique - l'autre composante du HCB - a noté que certaines questions posées à l'Autorité européenne de sécurité des aliments (Aesa) n'avaient pas obtenu de réponse, "du fait de l'absence majeurs et/ou faute de données suffisantes, que seule l'expérimentation en champ ou en laboratoire permettrait d'obtenir". Dans ces conditions, les associations de défense de l'environnement demandent que la culture du MON 810 soit définitivement interdite. "Il serait difficile de comprendre et d'admettre que le MON 810 soit à nouveau autorisé, alors même qu'on ne peut pas, scientifiquement, se prononcer sur sa possible toxicité", estime Frédéric Jacquemart, de la fédération France nature environnement (FNE). La culture du MON 810 est interdite dans cinq autres pays européens (Allemagne, Autriche, Grèce, Hongrie, Luxembourg) qui ont fait jouer la clause de sauvegarde prévue par la législation sur les OGM, souligne de son côté Greenpeace. "Les Amis de la terre attendent maintenant que le gouvernement français suive courageusement cette recommandation et alerte les autres gouvernements européens pour obtenir face à la nouvelle Commission Barroso, plus pro-OGM que jamais, unrefus d'autorisation à Bruxelles", indique de son côté Patrick de Kochko, représentant de cette association.

Source : AFP

L’usage du pesticide Cruiser prolongé malgré l’opposition des apiculteurs

Sur les abeilles 17/12/2009

Le ministère de l’agriculture a annoncé, mardi 15 décembre, le renouvellement pour un an de l’autorisation d’utilisation de l’insecticide Cruiser, don le retrait est réclamé par les apiculteurs et les associations de défense de l’environnement en raison des risques qu’il comporterait pour les abeilles. « Compte tenu des inquiétudes exprimées par plusieurs syndicats professionnels apicoles, l’autorisation délivrée (…) devra faire l’objet d’une nouvelle évaluation de l’Afssa avant d’être renouvelée », indique le ministère. L’Afssa avait rendu un avis favorable le 1er décembre. « De renouvellement d’un an en renouvellement d’un an, cela devient une autorisation permanente qui ne dit pas son nom », estime Arnaud Gossement, porte-parole de la FNE. « Le Cruiser n’est pas ré autorisé en Allemagne, il est interdit en Italie, je ne comprends pas la politique menée en France », a indiqué Henri Clément, président de l’Union nationale de l’apiculture française.

Source : Le Monde

Des scientifiques pro- OGM contestent une étude sur la nocivité de 3 maïs

Sur les OGM 15/12/2009

Une récente étude sur la nocivité suspectée de trois variétés de maïs OGM de Monsanto n'apporte "aucune nouvelle preuve", affirment mardi les partisans des OGM, réunis au sein de l'Association française des biotechnologies végétales (Afbv). Les trois OGM concernés - le Mon810, le Mon863 et le NK603 - sont autorisés et cultivés dans le monde entier depuis plusieurs années et "aucun problème sanitaire n'a jamais été mis en évidence de façon scientifique", estime l'Afbv dans un communiqué. Un des auteurs de cette étude, publiée vendredi dans l'International Journal of Biological Sciences, le Pr Gilles-Eric Séralini de l'université de Caen, estime avoir "prouvé pour la première fois au monde que ces OGM n'étaient pas sains, ni suffisamment corrects pour être commercialisés". Cette étude "est en réalité une nouvelle analyse statistique et une nouvelle interprétation de données déjà existantes et en quelque sorte recyclées et bien connues depuis longtemps mais n'est nullement le résultat de nouvelles expérimentations", assure l'Afbv. Les universitaires auteurs de l'étude ont ré analysé des données fournies par Monsanto aux autorités sanitaires pour ces maïs, qu'ils ont obtenues après décision de justice. L'association Afbv, créée en juin, est présidée par le Pr Marc Fellous, spécialiste de génétique humaine et ancien président de la Commission du Génie biomoléculaire (CGB), organe consultatif sur la dissémination des OGM, dissoute en 2007.

Source : AFP

Les combinaisons des agriculteurs peu étanches aux pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 11/12/2009

Censées faire barrière aux pesticides et autres produits chimiques, les combinaisons de protection utilisées par les agriculteurs et les travailleurs dans l’industrie ne sont pas efficaces. Après avoir testé dix blouses vendues dans le commerce par plusieurs fabricants différents, l’Afsset a constaté que 80% n’étaient pas suffisamment étanches. Souvent conçus pour l’industrie chimique, ces équipements de protection se révèlent par exemple inadaptés aux agriculteurs qui utilisent souvent des mélanges de plusieurs substances actives et d’additifs. « Les solvants ont tendance à passer plus facilement la barrière du tissu et, une fois au contact de la peau, il y a un risque d’exposition plus important au produit chimique du fait qu’il fait chaud sous la blouse et que le travailleur a tendance à transpirer », souligne le directeur général de l’Afsset , Martin Guespereau.

Source : Aujourd’hui | Auteur : Frédéric Mouchon

José Nadan – président du SAPB (Syndicat des Apiculteurs professionnels bretons)

Ils l'ont dit 11/12/2009

« Le Cruiser enrobe la graine. Il se retrouve donc directement au cœur de la fleur. Même si les doses sont plus faibles, c’est beaucoup plus toxique. Une seule graine traitée pollue à elle toute seule 5000 litres d’eau. Lorsqu’on sait qu’on compte environ 100 000 graines par ha de terre cultivée… On imagine par exemple les conséquences pour les nappes phréatiques ou encore le lait, puisqu’on retrouve des traces de ce produit dans les aliments pour les vaches ».

Source : Le Télégramme

Herbicide : le dossier d’indemnisation d’un agriculteur intoxiqué en appel

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 10/12/2009

La chambre sociale de la cour d'appel de Bordeaux a examiné jeudi le dossier d'un agriculteur charentais gravement intoxiqué en 2004 par un herbicide du groupe Monsanto, maladie pour laquelle son assurance n'avait pas voulu prendre en charge sa rechute. La cour rendra son arrêt le 28 janvier. En première instance en novembre 2008, Paul François, un agriculteur de Bernac (Charente) âgé de 45 ans, avait obtenu auprès du tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) d'Angoulême la reconnaissance d'un lien entre la pathologie dont il souffre et son intoxication. L'assurance accidents des exploitants agricoles (AAEXA) avait fait appel de cette décision. L'agriculteur, à la tête d'une exploitation céréalière de 240 ha, avait inhalé ,du chlorobenzène, dont la vente est interdite en France depuis 2007, alors qu'il nettoyait une cuve pulvérisateur ayant contenu le produit. L’exploitant agricole est toujours en "arrêt maladie", le
Médecin conseil de l'AAEXA refuse que je reprenne le travail, a-t-il indiqué à l'AFP.

Source : AFP

OGM : 86 faucheurs volontaires mis en examen à Marmande

Sur les OGM 10/12/2009

Quatre-vingt-six faucheurs, s'étant dénoncés eux-mêmes à la justice, ont été mis en examen à Marmande pour destruction volontaire pour le fauchage, en 2006, d'un champ de maïs transgénique à Grézet- Cavagnant, a-t-on appris jeudi de sources judiciaires. Depuis le mois de mars, la juge en charge du dossier, Sylvia Pons, a auditionné 89 militants ayant participé au fauchage en septembre 2006. 86 ont été mis en examen pour destruction volontaire en réunion depuis mars et jusqu'à ce jeudi et trois ont le statut de témoins assistés. Un mois plus tard, trois faucheurs ont déjà été condamnés à 3 mois de prison pour cette action qui avait réuni 200 à 300 personnes, parmi lesquelles José Bové, une quinzaine d'hectares avaient été détruits. Le propriétaire de l'exploitation, Claude Ménara, l'un des premiers agriculteurs à avoir cultivé du maïs transgénique en Aquitaine, a ensuite déposé une plainte avec constitution de partie civile quelques jours après le saccage de son champ. La plainte visait nominalement trois faucheurs, dont José Bové, ainsi que la centaine de manifestants. Ceux-ci avaient comme à leur habitude, remis aux autorités une liste de présence. "La juge n'a pas eu d'autre choix que de les auditionner et de poursuivre", a indiqué Me Marie-Christine Etelin, du barreau de Toulouse, précisant que si cette affaire vient à l'audience "ce sera le plus grand procès, en nombre, de faucheurs volontaires".

Source : AFP

Désertification : l’agriculture au pied du mur

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 07/12/2009

Menacée par la désertification comme en Australie, ou, au contraire, servie par la hausse des températures dans les zones tempérées, l’agriculture va devoir adapter ses modèles au changement climatique. En Europe aussi, les effets du réchauffement se font sentir : avancement de la maturité des raisins, précocité de la floraison, extension géographique des maladies et des insectes etc.… Les travaux scientifiques analysant l’impact du changement climatique sur les systèmes agricoles et la nécessaire adaptation de ces derniers sont désormais pris au sérieux. Selon Bernard Seguin, responsable de la mission Inra sur le sujet et expert du Giec, le changement climatique risque d’accentuer le clivage entre le Nord et le Sud. « Dans les zones tempérées, une hausse modérée de la température, de 1 à 2°C peut induire une hausse de la production de blé ou de maïs à condition de ne pas manquer d’eau, tandis que, dans les pays du Sud, l’impact est négatif dès le premier degré supplémentaire. Les agriculteurs européens ont déjà réagi à la nouvelle donne en avançant les dates des semis ou en jouant sur le choix de variétés… Des projections existantes, il ressort surtout une grande incertitude, compte tenu de la diversité des écosystèmes, sur l’ampleur et la gravité des conséquences agricoles du changement du climat.

Source : Les Echos | Auteur : Anne Denis

Pascal Canfin – Journaliste à Alternatives Economiques

Ils l'ont dit 05/12/2009

« L’intérêt du bio aujourd’hui est moins son impact réel sur les modes de vie de la majorité d’entre nous, que sa capacité à montrer que l’on peut produire autrement, que d’autres modèles économiques sont possibles. Ensuite c’est au pouvoir politique de prendre le relais. A partir du moment où des agriculteurs montrent qu’il est possible de produire sans pesticides, on devrait se poser la question : pourquoi autoriser des productions gavées de produits chimiques ? La logique serait de faire progressivement du bio la norme et non l’exception. »

Source : Libération

Agriculture et biodiversité : un guide des bonnes pratiques

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 04/12/2009

Comment les agriculteurs peuvent-ils enrichir la diversité des espèces vivantes sur leur exploitation ? Ecologistes et agriculteurs "bio", décidés à travailler ensemble, ont présenté vendredi un "guide technique et recueil d'expériences" sur la question. Ce guide est l'aboutissement d'un programme initié par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) sur 5 ans (2004-2009) afin d'améliorer la biodiversité sur 130 exploitations agricoles réparties du 18 départements. Restauration des haies et des boisements, plantation des bandes enherbées pour faciliter la présence d'insectes prédateurs naturels des parasites, fauche tardive des jachères pour laisser le temps aux oiseaux nichant au sol de se reproduire, maintien des zones humides et limitation du recours aux pesticides font partie des actions recommandées dans ce guide. Au total quatorze fiches techniques apportent des réponses concrètes aux questions concernant les pratiques agricoles et la sauvegarde de la biodiversité sur les exploitations. Pour ce programme, la LPO s'est associée avec différents réseaux d'agriculteurs - Forum de l'agriculture raisonnée respectueuse de l'environnement (Farre), la Fédération nationale d'agriculture biologique (Fnab) et la Fédération nationale des centres d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural (Fncivam). La biodiversité ne génère pas forcément de rentabilité", reconnaît Allain Bougrain Dubourg, président la LPO, même si certains agriculteurs se sont rendus compte qu'en plantant des haies, ils contribuaient à limiter l'érosion de leurs cultures. Mais ce programme offre "une vitrine remarquable au potentiel entre agriculture et biodiversité", ajoute-t-il, souhaitant que ce travail soit développé lors de l'année internationale de la biodiversité en 2010.

Source : AFP

Bruno Parmentier, directeur de l’Ecole Supérieur d’Agriculture d’Angers

Ils l'ont dit 03/12/2009

« Il faut absolument prendre des mesures nationales d’urgence pour éviter un effondrement du secteur, puis convaincre nos partenaires européens que pour manger durablement, il faut s’en occuper sérieusement aujourd’hui. Car nous n’avons pas d’autre choix que celui de l’Europe, puisque nous exportons fortement dans notre continent. La politique agricole coûte cher ? Quelle invention, alors que le budget total de l’Europe est actuellement inférieur au seul déficit public français (plus de 100 milliards d’euros), et que l’Europe n’a actuellement que deux vraies politiques communes, l’agricole et celle d’aménagement régional ? Dans ce monde incertain, nous avons un besoin urgent de plus d’Europe, pas de moins ! L’agriculture nous coûte cher ? Essayons donc les pénuries alimentaires si on pense que c’est meilleur marché. »

Source : La Croix

Dany Cohn Bendit

Ils l'ont dit 03/12/2009

« Agir sur la consommation reste complètement insuffisant, car cela transforme souvent les inégalités sociales en inégalités écologiques. C’est donc à la fois notre système de production et de consommation qu’il faut modifier : par exemple en faisant en sorte qu’on arête de construire des bâtiments énergétivores, de cultiver à coups de pesticides mortels, ou de produire de la malbouffe ».

Source : Le Nouvel Observateur

Avec des riz OGM, la Chine espère être à l’abri des pénuries

Sur les OGM 02/12/2009

Le ministère de l'Agriculture a annoncé avoir délivré des autorisations de production de ces céréales génétiquement modifiées pour être de haut rendement, résistantes aux insectes, ouvrant ainsi la voie à leur commercialisation. La Chine est le premier producteur de riz au monde (environ 30% du riz mondial) et produit 20% du maïs de la planète, selon le département américain de l'Agriculture. Mais elle est aussi le premier consommateur de riz, avec son immense population, et en exporte donc peu. Outre l'impact du changement climatique, les autorités s'inquiètent des conséquences de l'urbanisation du pays. La Chine est déjà un important producteur de coton génétiquement modifié et même de fruits comme les tomates, ou baies tel le poivre. Pékin, confronté au défi de nourrir une population de 1,3 milliard d'humains alors que les terres arables composent moins d'un septième de son territoire, avait annoncé en juillet 2008 son intention de se lancer dans la culture de céréales à meilleur rendement et plus résistantes. Mais le tournant OGM pris par le géant asiatique, inquiète des militants écologistes traditionnellement défiant face aux OGM. Greenpeace a ainsi dénoncé "une expérience génétique dangereuse", appelant le gouvernement chinois à publier les études d'impact sur l'environnement et la santé faites avant la délivrance des autorisations de production. "Le riz est le premier aliment de base du peuple chinois. Nos enfants sont élevés au riz", a souligné une militante de Greenpeace Chine, Lorena Luo. "Les gens ont le droit de savoir si le riz qu'ils consomment pose le moindre risque pour la santé. Qui sont ces scientifiques qui prennent les décisions pour 1,3 milliard de personnes ?", a-t-elle demandé. Aujourd'hui, la Chine se sent "dans une situation alimentaire favorable", déclarait le mois dernier lors d'une conférence sur la sécurité alimentaire à Rome le vice-Premier ministre Hui Liangyu, cité par le China Daily. Mais la vigilance reste de mise.

Source : AFP | Auteur : Allison Jackson

Chimie et alimentation : La recherche de l’équilibre

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/12/2009

100% naturel. C’est ce que recherche aujourd’hui, dans les rayons, tout consommateur soucieux de sa santé, de sa sécurité. A tort ou à raison ? Eléments de réponse par la Fondation de la Maison de la Chimie, organisatrice d’une journée sur le thème : « Chimie et alimentation, pour le bien-être de l’homme ». « Les aliments contiennent aussi des substances chimiques naturelles (vitamines, minéraux), d’autres ajoutées volontairement (pesticides, médicaments vétérinaires, enrichissement en nutriments) ou par le biais de contamination dans la chaîne alimentaire, comme les PCB, les dioxines et les mycotoxines » explique Valérie Baduel, directrice ajointe de l’AFSSA. « Tous les produits naturels ne sont pas sains et tous les produits synthétiques ne sont pas toxiques. Il faut traiter au cas par cas pour chaque substance … Le risque mycotoxines (champignons microscopiques dont les effets avérés cancérogènes sont encore mal connus et restent parfois dans l’aliment contaminé car elles ne disparaissent pas à la cuisson ou à la consommation) doit être géré dans les champs.

Source : Valeurs vertes | Auteur : Raphaëlle Gala

La politique du fait accompli

Sur les OGM 01/12/2009

Le scénario se répète depuis des années : à nouveau, les ministre européens de l’Agriculture ne sont pas parvenus à se mettre d’accord pour autoriser trois nouveau maïs transgéniques. Comme l’écrivent nos confrères d’Agra Presse : « Cela permettra à la Commission européenne [à qui revient la décision en cas de désaccord des ministres] d’en autoriser l’importation et de régler la plupart des problèmes de contamination observés depuis le mois de juin dans des cargaisons en provenance des Etats-Unis. » Le maïs américain contient des OGM interdits ? Pas grave ! L’Exécutif européen, qui n’a aucune légitimité démocratique, n’a qu’à les autoriser alors que les Etats n’étaient pas d’accord pour le faire, et le problème sera réglé.

Source : Que Choisir
UIPP