Revue de presse
Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.
Jean-Louis Chaussade – Directeur général de Suez Environnement
Sur les OGM 23/09/2010« Nos exigences sanitaires en matière de dépollution sont toujours plus fortes. Nous avons lancé un vaste programme sur l’identification et le traitement des micropolluants (pesticides, médicaments…) qui représentent les pollutions « émergentes ». En parallèle, nous développons les technologies de réutilisation des eaux usées (le « re use » dans notre jardon), qui permettent d’économiser la ressource et de rendre aux milieux naturels une eau encore plus propre. Grâce à ces savoir-faire, la fourniture en eau potable de nos villes continuera à être sans risque sur la santé humaine et sans impact sur l’environnement. »
Source : Libération (Dossier « Forum Planète durable)Corinne Lepage – Fondatrice de Cap 21 – ex-ministre de l’Environnement
Sur les OGM 23/09/2010« Tout d’abord, la dégradation de la qualité des eaux (pollution) réduit massivement la quantité d’eau dite « potable ». En second lieu, les conflits d’usage se multiplient et rendent impossible la gestion optimale de l’eau. Or, réduire de 10% la quantité de l’utilisée par l’agriculture permettrait d’augmenter de 50% l’eau à disposition des collectivités locales pour l’eau potable. »
Source : Libération (Dossier « Forum Planète durable)Tout va très bien madame la marquise…
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 22/09/2010On nous le serine à tout bout de champ : le consommateur n’a jamais été aussi bien protégé. Il peut avaler sans crainte tout ce qu’on lui met dans l’assiette. Sauf que ce n’est pas vraiment l’impression que donne le dernier rapport européen sur les alertes sanitaires. Chaque année, Bruxelles fait le bilan de tous les produits alimentaires à risques repérés en Europe. Or 2009 a battu tous les records, avec pas moins de 3 274 alertes – dont 557 pour « des risques graves ». Parmi les joyeuses trouvailles : des fruits de mer du Bangladesh farcis au Nitrofurane… Des pâtes chinoises assaisonnées aux sels d’aluminium… On découvre aussi qu’on nous a régalés avec des pesticides interdits. (Poivrons turcs et pêches égyptiennes bourrés d’Oxamyl, curry indien au Triazophos…) ; Encore les bons côtés de la mondialisation… Mais ne vous faites pas de bile. S’il y a plus d’alertes sanitaires qu’avant, c’est, dixit John Dalli, commissaire européen à la Santé et à la Politique des consommateurs, « parce que les Etats membres sont totalement disposés à coopérer au-delà de leurs Frontières, pour préserver le niveau élevé de sécurité des denrées alimentaires dont nous jouissons dans l’Union ». A quant des notifications d’alerte pour la langue de bois.
Source : Le Canard enchaînéEva Joly – députée au Parlement européen
Sur les OGM 21/09/2010« Si les alertes que nous envoie la nature se font souvent plus graves et plus importantes que les précédentes (on peut penser à la crise de la vache folle, à l’usage intensif des pesticides et à ses conséquences sur la santé humaine, aux marées noires du golf du Mexique ou du delta du Niger et à leurs retombées…), nous tardons manifestement à en tirer les conséquences. »
Source : MediaPart – site internetBananes antillaises : après les pesticides, une campagne sur le développement durable
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/09/2010Les producteurs de bananes des Antilles, longtemps critiqués pour l'utilisation d'un pesticide cancérigène, le chlordécone, ont présenté lundi une campagne de promotion destinée à mettre en avant leurs efforts en matière de développement durable. L'UGPBAN qui rassemble les 700 producteurs de Martinique et Guadeloupe veut souligner que la filière antillaise est la seule au monde à avoir lancé un "plan Banane durable". Il a plusieurs objectifs. Après le scandale du chlordécone, qui a pollué une partie des terres antillaises, il vise à encourager une baisse de l'utilisation des pesticides. Il veut aussi favoriser une amélioration des conditions sociales des salariés dont 90% sont en contrat à durée indéterminé (CDI), selon M. Ruelle. Les efforts ont déjà permis une réduction de 75% des pesticides en une dizaine d'années, et les bananes de Martinique et Guadeloupe utilisent de "5 à 10 fois moins" de pesticides que leurs principaux concurrents sur le marché de l'Union européenne, selon les responsables de l'UGPBAN.
Source : AFPCharles Sultan – professeur en endocrinologie – CHU de Montpellier
Sur les OGM 19/09/2010Ils s’accumulent dans le tissu adipeux, circulent dans le sang… Ils sont capables de modifier l’expression des gènes, soit en les diminuant (ce qui peut provoquer des malformations du vagin), soit en les stimulant, causant des cancers du testicule. Ils sont dans l’alimentation (21 pesticides répandus sur certaines variétés de pêches !), parfois dans l’eau que nous buvons, l’air que nous respirons. Leur action peut se faire sentir à la naissance, à l’adolescence ou à l’âge adulte. C’est notamment sur ce thème que nous sommes en guerre avec nos autorités de tutelle.
Source : Le Journal du DimancheLe paradoxe français !
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 18/09/2010Avec 78 000 tonnes utilisées en 2008, la France est le premier consommateur de pesticides d’Europe et le quatrième mondial (source UIPP). La France veut en réduire l’utilisation. Mais, dans le même temps, elle interdit les produits de remplacement. Un bel exemple de paradoxe. Ces produits dits « dangereux » sont entre autres, le purin d’ortie, le savon noir, le vinaigre blanc, le petit lait, diverses macérations de plantes, etc. Pour Jean-François Lyphout, Président de l’Association pour la Promotion des Produits Naturels Préoccupants (www.aspro-pnpp.org) cette interdiction est lourde de conséquences : « L’effet indirect est que cette interdiction bloque la recherche. L’INRA ne peut pas travailler sur la question parce que rien n’est homologué et qu’il n’y a donc pas de crédits. Résultat, on est obligé d’avancer de manière empirique ». Ces modestes PNPP feraient-ils peur à ce point au lobby des fabricants de produits phytopharmaceutiques ?
Source : Télé Z | Auteur : Jean Patrick DrooneauSaida Barnat – directrice scientifique à l’Agence pour la recherche et l’information en fruits et légumes frais
Sur les OGM 18/09/2010« On peut dénigrer la chimie autant que l’on veut, mais elle répond à un besoin réel de l’homme. C’est pour pouvoir vivre de sa culture qu’il a mis en place des produits chimiques. Depuis plusieurs années, un groupe d’experts allemands compare la qualité de produits bio et celle de produits non – bio. Ses résultats sont formels : il n’y a pas de différence ».
Source : Le Post (site internet)Biodiversité : les entreprises au banc des accusés
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 17/09/2010Les Français jugent à 81% que les firmes ont un impact négatif sur la nature, selon un sondage IFOP. Ce sondage réalisé du 27 au 29 juillet auprès d’un échantillon de 1011 personnes, montre – sans surprise – que l’industrie est perçue comme la première activité responsable de la dégradation de la nature. « La chimie est le secteur qui polarise le plus les craintes, car l’opinion fait clairement le lien entre les pollutions chimiques et les risques pour la santé » explique M. Fourquet, directeur adjoint de l’IFOP. Mais l’agriculture est aussi pointée comme une source majeure de nuisances, à égalité avec le transport routier. Recours massif aux pesticides, pollution des eaux, interrogations sur l’impact des agro carburants etc., sont autant de raisons de mal noter le monde agricole. Un des enseignements du sondage montre que si les Français sont majoritairement critiques à l’égard des entreprises, ils sont aussi 91% à penser qu’elles ont les moyens d’agir pour mieux protéger l’environnement.
Source : Le Monde | Auteur : Laurence CaramelPerturbateurs endocriniens : changer la façon d’évaluer les risques
Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 15/09/2010"Il faut changer de paradigme, de référentiel, de façon dont on évalue les risques", a souligné André Cicolella, chercheur en santé environnementale et responsable du Réseau environnement santé (RES). "S'il faut attendre que le risque soit avéré, comme pour l'amiante et le chlordécone, il sera trop tard", a estimé Gérard Bapt, lui-même cardiologue. En 2009, la prestigieuse Endocrine society américaine avait demandé une modification de la politique publique. Substances naturelles ou de synthèse, les perturbateurs endocriniens (PE) incluent les pesticides organochlorés comme le DDT, les phtalates que l'on trouve dans les shampooings, tuyaux de perfusion, le bisphénol A utilisé pour les biberons, le revêtement intérieur des canettes, les dioxines et apparentés comme le PCB, le PFOA utilisé pour le revêtement antiadhésif des poêles... En interférant avec le fonctionnement des glandes endocrines qui sécrètent les hormones, les PE sont soupçonnés d'altérer la croissance, le développement, le comportement, d'être à l'origine de certains cancers, de l'épidémie de diabète et d'obésité... "Il y a évidence directe chez les souris à concentration très faible", a souligné Anna Soto, professeur de biologie cellulaire à la faculté de médecine de Boston. "De nombreux arguments" plaident en faveur du rôle des polluants dans l'épidémie de maladies métaboliques telles que le diabète ou d'obésité, dit Robert Barouki (Université Paris V/Inserm/hôpital Necker) qui considère les PE comme des "poisons modernes".
Source : AFP | Auteur : Christine CourcolBernard Jegou – directeur de recherche à l’Inserm
Ils l'ont dit 13/09/2010« L’exposition à des produits chimiques peut jouer un rôle. Une étude belge a établi une relation entre la puberté précoce plus fréquente chez les fillettes issues de l’émigration que chez celles originaires de Belgique. Nous disposons aussi de données sur l’animal qui indiquent que certains produits chimiques présents dans l’environnement perturbent le déroulement de la puberté. Ces deux hypothèses peuvent se combiner dans la mesure où de nombreux agents chimiques, tels que les pesticides, s’accumulent dans la graisse et que si celles-ci sont plus abondantes, la "charge" en polluants est susceptible de s’accroître».
Source : Libération | Auteur : Eric FavereauDocteur Yves Lévi – membre de l’Académie nationale de Pharmacie
Ils l'ont dit 13/09/2010« Paradoxalement, alors que notre pays figure parmi ceux où l’eau de distribution publique est reconnue comme parmi les plus saines du monde, la qualité de l’eau au robinet est un sujet récurrent d’inquiétude et de controverses… La plupart du temps, pour des raisons de confort qui n’ont rien de sanitaire, et sous une pression commerciale bien orchestrée, nos concitoyens s’équipent de systèmes de filtration en carafe ou en cartouche, en adoucisseurs ou en osmoseur. Malheureusement, nul ne les avertit des risques potentiels de ces appareils. Ainsi, l’efficacité, les réglages et les relargages ne sont pas surveillés et peuvent dégrader la qualité de l’eau qui était pourtant conforme au robinet. »
Source : Le FigaroLe débat autour du coton OGM refait surface
Sur les OGM 10/09/2010Dans les premières années de son utilisation, le coton Bt a suscité beaucoup d'enthousiasme de la part des observateurs. L'Inra en 2001 évoquait une hausse du rendement pouvant aller jusqu'à 80% pour une baisse de 70% de l'épandage des pesticides. Aux Etats-Unis, une étude du Conseil national du Coton, datant de 2000, fait état d'un avantage économique de 50 dollars par acre pour la culture du coton Bt. Dix ans plus tard, les publications font preuve de plus de méfiance. «L'efficacité du coton-Bt n'est plus suffisante», note Michel Fok, chercheur au Cirad, dans une étude publiée en juillet dernier. Le Bt a en effet eu l'effet pervers d'ouvrir les champs à de nouvelles générations d'insectes plus résistants. Chenilles, araignées, punaises se multiplient et la sophistication des semences OGM pour faire face à ces menaces fait flamber les prix. Les graines sont devenues quatre fois plus chères que les semences classiques, à 85 dollars par acre en 2009 contre 20 dollars en 2005. Le marché, inondé par Monsanto, n'offre pas beaucoup de choix aux fermiers. «Le Bt est une solution à court terme. Son utilisation se transforme en un cercle vicieux d'endettement pour l'agriculteur», confirme Arnaud Apoteker, responsable de la campagne OGM de Greenpeace. L'enjeu est aussi environnemental. Les produits utilisés pour traiter ces nouvelles menaces sont accusés d'appauvrir les sols. « Le changement n'était pas clairement anticipé mais il intervient aujourd'hui en Chine et aux Etats-Unis à tel point que le besoin de le contrôler chimiquement peut menacer la poursuite de la production», concluaient des chercheurs lors d'une conférence sur les OGM en Australie en 2009.
Source : Le Figaro.fr | Auteur : Hayat GazzaneLe bio manque d’oseille
Sur l'agriculture biologique 09/09/2010C’était promis-juré. En 2010, 2,6% des surfaces agricoles seraient consacrées au bio. Jean Louis Borloo l’avait annoncé, la main sur le cœur, lors du Grenelle de l’environnement. Sauf qu’aujourd’hui, selon l’aveu de l’Agence bio, nous n’en sommes qu’à 2,46% des surfaces cultivées, contre près de 9% pour l’Italie, par exemple. Pour atteindre l’objectif affiché, il faudrait d’ici 2012 plus que doubler le nombre de champs dédiés au bio, à raison de 250 000 ha par an. Ce qui parait d’autant plus difficile que l’Etat n’a plus d’oseille pour payer les « aides à la conversion », ce coup de pouce censé encourager les vocations… Selon la Fédération nationale de l’environnement, qui vient de tirer la sonnette d’alarme, « 15 à 25% des demandes de conversion risquent de ne pas être subventionnées cette année, faute de budget disponible ». Borloo nous aurait raconté des salades ?
Source : Le canard enchaînéLe mélange de ses patates OGM risque de porter tort à BASF
Sur les OGM 09/09/2010
Amflora et Amadea, les deux pommes de terre OGM développées par BASF, se sont malencontreusement retrouvées à cohabiter sur un même champ en Suède. Or, si Amflora, autorisée à la culture dans l'Union européenne depuis mars dernier, s'y trouvait de son plein droit, Amadea n'avait rien à y faire puisqu'elle ne doit être homologuée au plus tôt qu'en 2013. La Commission européenne a sommé le groupe de s'expliquer et va envoyer des experts en Allemagne la semaine prochaine pour tenter de clarifier les choses. "Au vu des premiers résultats d'enquête (...), il s'agit vraisemblablement d'une confusion entre les semences d'Amadea et d'Amflora", a expliqué BASF jeudi. Une "erreur humaine", a précisé une porte-parole, dont le groupe ne sait pas à quel stade elle a pu intervenir. Mais dont il reconnaît qu'"elle n'aurait pas dû se produire".
Effectivement, la bourde intervient au pire moment pour BASF qui a attendu près de 14 ans l'autorisation de cultiver Amflora. Pour la députée sociale-démocrate allemande Elvira Drobinski-Weiss, en charge des questions de protection du consommateur, "c'est une nouvelle preuve que le génie génétique est incontrôlable". Greenpeace réclame qu'au nom du principe de précaution l'ensemble des récoltes d'Amflora soit détruit, en Suède et ailleurs. "Nous sommes sûrs que seule la Suède est concernée", affirme pour sa part la société.