UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Neuf nouveaux polluants sur la liste rouge de la Convention de Stockholm

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 26/08/2010

Neufs polluants, dont des pesticides et insecticides toujours très utilisés de par le monde, ont été ajoutés sur la liste rouge des produits chimiques toxiques de la Convention de Stockholm, dont une nouvelle mouture est entrée en vigueur jeudi.
Sa première liste visait à l'élimination de substances chimiques très nocives pour la santé humaine et l'environnement tels que les polychlorobiphényles (PCB). Elle restreignait également très fortement l'utilisation du DDT et prévoyait de prévenir et de réduire la formation et le rejet de dioxines et de furane (molécules chimiques cycliques émises lors de l'incinération de PCB).
Les neufs produits ajoutés à cette liste, dont 8 doivent être interdits, sont essentiellement des pesticides, ignifuges et insecticides dont l'utilisation commerciale reste très vaste. Le plus connu d'entre eux est le lindane, un insecticide utilisé dans l'agriculture qui reste toutefois autorisé pour les pharmaceutiques dans les traitements de la gale et l'élimination des poux.
Il y a également le chlordecone, un pesticide de la famille des DDT soupçonné de provoquer des cancers chez l'homme. Il a été notamment largement utilisé dans les bananeraies des Antilles avant son interdiction en 1993 en France, mais sa présence est encore détectable dans les sols posant de gros problèmes sanitaires. Beaucoup de ces produits non biodégradables, dont la dangerosité a été reconnue par des études, ont déjà été interdits dans de nombreux pays.

Source : AFP

Le ministère de l’agriculture mis en cause dans un rapport sur le chlordécone

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 25/08/2010

Les alertes sur les dangers pour la population des Antilles françaises du chlordécone, ont été négligés, voire ignorés, sous la pression des grands planteurs : c’est ce qui ressort d’un rapport – rendu en juin, mais encore inédit – d’un chercheur en sociologie de l’INRA, qui met en évidence « de véritables anomalies dans le cadre d’une approche de prévention » et des bizarreries dans la gestion par le ministère de l’agriculture. Dans ce document, Pierre Benoît Joly éclaire les différentes phases de cette affaire, en particulier celles précédant sa prise en compte au niveau national à partir de 1999. Interdit aux Etats Unis dès 1976, repéré pour sa capacité à s’accumuler dans l’environnement et classé comme cancérigène possible en 1979, c pesticide de la famille des organochlorés verra son usage interdit en métropole en 1990, mais trois années plus tard seulement aux Antilles. Le rapport pointe le rôle joué par le ministère de l’agriculture qui « exerce un monopole de compétences qu’il ne partage ni avec l’environnement ni avec la santé » et « se trouve en situation de juge et partie » déclare le sociologue. Il indique que la DGAL et l’Afssa traînaient les pieds pour transmettre les documents de l’époque à leur homologue de l’environnement et du travail (Afsset). Qui plus est, « les archives concernant ce dossier n’ont pas été conservées par les directions départementales de l’agriculture à la Martinique et en Guadeloupe.

Source : Le Monde | Auteur : Paul Benkimoun

OGM : le gouvernement soutient la recherche

Sur les OGM 25/08/2010

Les ministres de la Recherche et de l’Agriculture sont allés voir les plans de vigne transgénique détruits le 15 août. En quelques minutes, toute la recherche des scientifiques a été balayée. « Si les chercheurs veulent reprendre leur projet, nous le soutiendrons assure Valérie Pécresse. « S’il faut trouver des crédits supplémentaires, nous les mettrons », renchérit Bruno Le Maire. Ces vignes avaient été autorisées en 2005 pour 5 ans, puis de nouveau au début de l’année. L’objectif était de tester en plein champ la résistance à un ver microscopique qui vit dans le sol et qui touche 2/3 du vignoble français. Aujourd’hui, la question est de savoir si les scientifiques ont envie de repartir dans l’aventure. « Il faut d’abord dissuader les faucheurs de recommencer, explique Jean Masson, le président du Centre Inra de Colmar. Sinon ça ne sert à rien. » D’autant qu’il s’agit de la 2ème destruction.

Source : Le Figaro | Auteur : Marielle Court

Des fruits et légumes bio trop chers pour les familles

Sur l'agriculture biologique 24/08/2010

Selon le 4ème « observatoire des prix des fruits et légumes » de la fédération Familles rurales que « La Croix » publie en exclusivité, le prix des fruits a globalement augmenté de 11,5% en un an, et celui des légumes de 5,5%. « Le bio attire de plus en plus de foyers » souligne Thierry Damien, président de Familles rurales. « Il nous paraissait donc normal de s’intéresser désormais à ce secteur. Nous pensions certes que ces produits étaient plus chers, mais le différentiel s’est révélé énorme. Inaccessibles !, c’est l’adjectif choisi pour souligner le prix moyen à la vente des primeurs bio. « Beaucoup de familles ne consomment déjà pas assez de fruits et de légumes, en général, regrette Thierry Damien, et elles le justifient par leur coût. Les prix du bio les éloignent encore plus de cette catégorie de produit. Ce sont des produits encore inaccessibles ».

Source : La Croix | Auteur : Michel Waintrop

Pierre Yves Geoffard – professeur à l’école d’économie de Paris – directeur d’études à l’EHESS

Ils l'ont dit 24/08/2010

« L’agriculture biologique, qui propose un retour à des techniques plus respectueuses de l’environnement, se heurte à un problème similaire : en remplaçant les engrais et les produits chimiques par des méthodes plus intensives en travail humain, son coût de production est plus élevé, et cela d’autant plus que la productivité du travail augmente dans les autres secteurs de l’économie. Il n’est donc pas surprenant de trouver parmi les faucheurs volontaires d’OGM, surtout lorsqu’il s’agit de détruire des expériences utiles à la recherche agronomique des producteurs bio… ».

Source : Libération

Jean Pierre Frick – Vigneron bio en Alsace

Ils l'ont dit 23/08/2010

« J’ai 40 ans d’expérience, je me suis battu contre les pesticides, on ne peut plus me raconter de salades ! Je ne suis pas un voyou, j’ai une famille, une exploitation qui fait vivre six personnes, et pas de revenu garanti. Si j’ai pris le risque d’aller en prison, c’est que les faucheurs cristallisent ce que ressentent nombre de citoyens. On sait très bien la finalité pratique et commerciale du développent des plantes transgéniques. Cet essai en plein champ est surtout destiné à faire accepter les OGM en France. Je suis agriculteur bio et je veux préserver mon outil de travail. Or, on voit bien avec l’exemple espagnol que la cohabitation entre cultures génétiquement modifiées et cultures conventionnelles est impossible. En Catalogne, la contamination est telle que la culture de maïs bio est devenue quasi impossible ».

Source : Libération | Auteur : Eliane Patriarca

Santé : Une exposition prénatale aux pesticides pourrait rendre les enfants moins attentifs

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 21/08/2010

Les enfants dont les mères ont été exposées durant leur grossesse aux pesticides organophosphorés, sont plus susceptibles de développer des troubles de l’attention à long terme selon une étude menée par des chercheurs de l’Université de Californie publiée dans le journal Environmental Hearth Perspectives le 19 août. Selon les chercheurs, ces pesticides ont la capacité d’agir sur les neurotransmetteurs, notamment sur l’acétylcholine qui joue un rôle capital dans le maintien de l’attention et de la mémoire à court terme.

Source : Aujourd’hui.fr

Pesticides : 1ère campagne de sensibilisation des organisations agricoles

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/08/2010

Des organisations agricoles vont lancer en septembre une campagne sur les risques médicaux liés à l'utilisation de pesticides, la première jamais organisée, ont-elles annoncé vendredi dans un communiqué. De longue date, des études ont établi un lien entre l'utilisation de pesticides par les agriculteurs et certaines pathologies. En janvier 2010, la cour d'appel de Bordeaux a même reconnu comme maladie professionnelle l'utilisation par un céréalier charentais d'un herbicide du groupe chimique Monsanto, le Lasso, qui l'avait gravement intoxiqué. La campagne a "pour objectif de faire prendre conscience aux utilisateurs que pour leur santé, une évolution de leurs habitudes est nécessaire", soulignent les organisations agricoles. Parmi celles-ci figurent les chambres d'Agriculture, le syndicat des Jeunes Agriculteurs (JA) ainsi que l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP) qui regroupe les fabricants de pesticides. Cette campagne sera lancée en septembre dans la presse professionnelle pour un montant de 400.000 euros, a-t-on appris auprès de l'UIPP. "L'utilisation seule des équipements de protection n'est pas suffisante et doit être accompagnée d'une bonne information, de mesures d'hygiène (lavage des mains) et d'une bonne organisation du travail", toujours selon le communiqué. Cette campagne, qui aura lieu jusqu'à la fin de l'année, soulignera la nécessité pour les agriculteurs de se protéger les mains, "premier vecteur de contamination pour eux et leurs proches". Une deuxième vague qui devrait commencer au début 2011 insistera sur la protection des yeux. L'exposition à certains pesticides double quasiment le risque de survenue de la maladie de Parkinson chez les agriculteurs, avait relevé en juin 2009 une équipe de chercheurs de l'Inserm et de l'Université Pierre et Marie Curie, dans une étude.

Source : AFP

Une digue pour sauver la mer d’Aral

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/08/2010

Un simple rempart de sable peut-il ressusciter le marais saumâtre et pollué par l’agriculture intensive ? Les hydrologues commencent à y croire. Avec la construction de la digue de Kokaral, un ouvrage de 14 kilomètres de long érigé à l’embouchure du Syr-Daria, l’un des deux fleuves qui alimentent la mer intérieure d’Asie centrale, le niveau de l’eau remonte enfin. « La biodiversité est de retour », assure l’ornithologue Andreï Kovalenko. Timidement, des canards, des cormorans, des hérons, des oies sauvages et d’autres oiseaux migrateurs en escale ont repris possession des lieux. Le reflux de la mer d’Aral est l’une des pires catastrophes écologiques provoquées par l’homme. Il a commencé au cours des années 1960, après que les planifications soviétiques ont détourné les deux fleuves qui l’alimentent pour irriguer les grandes plantations de coton. L’environnement a payé le prix fort de cette conquête : avec dix fois moins d’eau douce alimentant la mer, l’équilibre hydrique de la région s’est totalement rompu. D’écologique, l’urgence devient également humanitaire : empruntant le sillage du sel, pesticides et engrais s’infiltrent dans les nappes phréatiques. Des pathologies lourdes, telles que des cancers, la tuberculose ou les maladies rénales, se multiplient jusqu’à atteindre des proportions épidémiques.

Source : Les Echos | Auteur : Paul Molga

Pour un bio à la sauce OGM

Sur l'agriculture biologique 18/08/2010

C’est aujourd’hui toute la filière bio qui devrait faire sa révolution culturelle et accepter d’étudier les aspects éventuellement positifs de la biotechnologie. Car à force d’idéaliser des symboles, certains en finissent par ignorer les faits. Contrairement aux idées reçues, le bio n’est en particulier pas forcément très écolo. Les rendements et les économies d’échelles étant limitées, i faut faire rouler bien des heures un tracteur pour des productions faibles et un impact CO² non négligeable. Il en va de même pour les fruits et légumes bio importés par avion et dont le bilan carbone est largement négatif. Pas forcément meilleurs pour l’environnement, les produits bio pourraient faire des OGM un allié. En rendant le bio plus efficace, les OGM rendraient cette filière verte plus compétitive. Et en redistribuant ces gains de productivité aux clients sous forme de baisse de prix, une filière bio-OGM serait même mieux équipée pour rivaliser avec l’agriculture traditionnelle. Cela permettrait de réduire la consommation de pesticides ou d’engrais chimiques, contribuant ainsi positivement à l’environnement. En refusant jusqu’à l’idée de pouvoir étudier le simple impact des OGM, les faucheurs obscurantistes desservent une agriculture française qu’ils croient protéger.

Source : Les Echos (Editorial) | Auteur : David Barroux

Marion Guillou – Présidente de l’INRA

Ils l'ont dit 18/08/2010

« En tant que citoyenne, cette action me scandalise ! Je pose clairement la question : est-il encore possible en France de mener une politique de recherche parfaitement légale, sans que des individus hors la loi décident de venir détruire votre travail ? Il ne faut pas banaliser ce type d’actes contraires à la démocratie et qui ne s’appuient sur aucune légitimité. Je suis surprise par la faiblesse des réactions à cet événement. »

Source : Les Echos

L’agriculture bio, victime de guerre commerciale

Sur l'agriculture biologique 11/08/2010

L’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace (Opaba) et la Fédération nationale d’agriculture biologique (FNAB) s’inquiètent des conséquences de la guerre commerciale que les géants de la grande distribution se livrent autour des produits bio. Décidées à profiter de la croissance continue des achats de produits biologiques, plusieurs grandes enseignes rivalisent depuis quelques mois pour proposer des prix toujours plus bas, parfois à moins d’un euro, notent les représentants des producteurs. Cette stratégie qui, estiment-ils, relèvent avant tout de l’opération publicitaire, « pourrait avoir des conséquences destructrices sur la filière bio ». Et pour cause : « la qualité du produit, la sécurité sanitaire et le respect de l’environnement ont un coût pour les producteurs » Dans ces conditions soulignent l’Opaba et la FNAB, « à un objectif du plus bas prix, il faut substituer un objectif du juste prix dans l’intérêt de toutes les parties prenantes : citoyens, producteurs, transformateurs et distributeurs ».

Source : Dernières nouvelles d’Alsace

Aux Etats-Unis, du colza transgénique est parvenu à prendre la clé des champs

Sur les OGM 10/08/2010

86% des plants de colza collectés au bord des routes du Dakota du Nord par une équipe dirigée par Cynthia Sagers, de l’université de l’Arkansas, se sont révélés être porteurs d’au moins un gène conférant une capacité de résistance à un herbicide total. Le colza conventionnel disperse facilement ses graines et a tendance à faire des repousses, ce qui est un inconvénient pour la rotation des cultures. « On peut alors considérer le colza lui-même comme une mauvaise herbe », note le biologiste P. HK Gouyon. Sa forme transgénique aurait plus de latitude encore pour coloniser d’autres territoires, surtout là où le glyfosate et glufosinate tuent les plantes concurrentes. Mais il y a plus préoccupant : le colza peut s’hybrider naturellement avec une dizaine de mauvaises herbes présentes sur le sol américain. Il paraît inévitable que des croisements confèrent à ces indésirables une protection contre les herbicides. « La multiplication des formes de résistance aux herbicides, tant dans les champs cultivés qu’en dehors, va devenir problématique pour les agriculteurs, prévient Cynthia Sagers. Parce que le contrôle de ces mauvaises herbes demandera l’utilisation d’une combinaison d’herbicides ».

Source : Le Monde | Auteur : Hervé Morin

Gérard Apfeldorfer – Psychiatre et Psychothérapeute

Ils l'ont dit 05/08/2010

« Se préoccuper de ce que l’on mange est légitime, mais être obnubilé par une nourriture zéro défaut et vouloir éliminer toutes traces chimiques est illusoire, même dangereux. De toute façon, les aliments totalement purs n’existent pas, qu’ils soient bio ou non… Cette chasse aux ingrédients toxiques ne diminue pas l’angoisse d’être empoisonné, mais a contrario l’augmente. Cela peut même conduire à un trouble alimentaire comme l’orthorexie, c’est-à-dire l’obsession d’une alimentation saine.

Source : Parents

Bayer nie toute intention de commercialiser le maïs OGM T25 en Europe

Sur les OGM 04/08/2010

Le groupe agrochimique Bayer a exclu mercredi toute intention de commercialiser en Europe le maïs OGM T25 qui vient d'être inscrit au catalogue officiel français des semences par décret du ministère de l'Agriculture. "Il n'y a aucune intention de vendre le T25 en Europe", a assuré à l'AFP François Thiboust, directeur des Affaires publiques, la branche agro-industrielle de Bayer. "Encore faudrait-il, pour le vendre avoir l'autorisation d'utiliser le glufosinate d'ammonium sur le maïs", un herbicide très toxique interdit au sein de l'UE pour le maïs, "et nous n'avons pas déposé de dossier en ce sens", a-t-il précisé. Le maïs T25 a pour particularité d'être tolérant à cet herbicide. Pour expliquer l'apparition de cette semence génétiquement modifiée au catalogue, en plein été, le représentant de Bayer rappelle que son interdiction a été invalidée en octobre 2009 par le Conseil d'Etat, saisi par les semenciers français. "Quant à la date de publication au Journal officiel en plein été, je ne l'explique pas. Mais il n'y a pas anguille sous roche", a insisté M.Thiboust Plusieurs associations et ONG hostiles aux OGM, dont Greenpeace, avaient attiré l'attention en début de semaine sur la publication du décret autorisant la commercialisation du T25 - et d'une trentaine de maïs OGM de type MON810, suspendus en France depuis janvier 2008 - au Journal Officiel du 25 juillet. Greenpeace avait dénoncé "une démonstration de force du lobby agro-industriel". Mais le ministère de l'Agriculture avait indiqué à l'AFP avoir appliqué une décision du Conseil d'Etat, lui imposant la réinscription du T25 au catalogue en arguant qu'il n'avait pas suffisamment motivé son exclusion.

Source : AFP
UIPP