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Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse Sur les abeilles

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

Enquête de la rédaction « Donner votre avis sur l’usage des pesticides »

Sur les abeilles 04/10/2010

L’usage intempestif des pesticides dans l’agriculture revient sur le devant de la scène. Le rapport Belpomme sur les répercussions néfastes de ces produits sur l’environnement aux Antilles est accablant. L’eau et le sol seraient pollués. Ce rapport parle également de la hausse des cancers parmi la population sans pour autant faire un lien avec les pesticides. Qu’en pensez-vous ? Pensez vous que les agriculteurs utilisent beaucoup trop de pesticides ? Comment diminuer sensiblement leur utilisation sans pour autant réduire la production agricole ? Pensez vous que la culture biologique soit l’avenir ? Pourquoi ?

Source : Le Journal du Net.com

Le déclin des abeilles commence à se voir

Sur les abeilles 29/09/2010

Sans eux, près de 35% de notre alimentation serait vouée à disparaître. Les insectes pollinisateurs, au nombre desquels les abeilles ont une place prépondérante, commencent à manquer : des chercheurs indiens ont noté de « claires indications » que la productivité agricole de leur pays baisse en raison de la disparition des insectes. Pour obtenir ces résultats, l’équipe de chercheurs de l’Université de Calcutta a comparé les rendements de deux types de cultures : « Les données prouvent que les rendements de cultures indépendantes de la pollinisation ont continué à augmenter tandis que ceux des cultures dépendantes de la pollinisation ont diminué », a expliqué à la BBC Pathiba Basu, qui a mené les recherches. Pour connaître la raison de la disparition des insectes pollinisateurs, les scientifiques ont mené des expériences sur les méthodes agricoles. L’agriculture « raisonnée », employant peu de pesticides, permettrait aux insectes de survivre, tandis que l’agriculture intensive entraînerait un fort déclin du nombre d’insectes.

Source : 20 minutes.fr | Auteur : Audrey Chauvet

Le pesticide Régent de nouveau disculpé dans la mort des abeilles

Sur les abeilles 08/09/2010

La cour d’appel de Toulouse vient de confirmer le non lieu rendu le 30 janvier 2009 par une juge d’instruction de ST Gaudens au bénéfice de Bayer et BASF dans l’affaire du pesticide Régent, accusé de provoquer une surmortalité des abeilles. Les juges ont estimé que l’existence d’un lien de cause à effet entre cette surmortalité et l’exposition à l’insecticide n’était pas démontré. La Confédération paysanne s’est pourvue en cassation contre la décision de la cour d’appel en espérant faire valoir son point de vue. « On ne va pas céder, les déclin des abeilles étant un fait trop important pour l’agriculture et pour l’homme. L’autorisation de ce produit par le ministère de l’agriculture ne s’est pas faite dans les règles de l’art, les sept points soulevés par les plaignants lors du procès n’ont pas tous reçu une réponse de la part des industriels. De son côté « Bayer est satisfait de cette décision et tranquille sur la suite de la procédure » a indiqué l’avocat de Bayer France.

Source : La Croix | Auteur : Denis Sergent

Magazine Envoyé spécial 20H30 sur France 2 : La guerre des abeilles (Pierre Chassagnieux et Richard Montrobert).

Sur les abeilles 08/09/2010

Depuis une quinzaine d’années, les apiculteurs font de macabres découvertes dans leurs ruches. Victimes des insecticides systémiques et d’épandages illicites, les abeilles meurent par millions. Le phénomène n’est pas récent, mais les solutions pour sauver ces expertes en pollinisation, essentielles au croisement de nombreuses espèces végétales, manquent d’efficacité. Envoyé spécial a suivi des apiculteurs en colère qui tentent, avec leurs faibles moyens, de résoudre leurs problèmes. Un reportage instructif qui pointe du doigt les nombreuses contradictions industrielles et écologiques.

Source : Télérama | Auteur : Emmanuelle Skyvington

Un programme sans précédent pour élucider la surmortalité des abeilles

Sur les abeilles 01/08/2010

La Grande Bretagne consacre 12 millions d’euros à neuf projets de recherche qui vont suivre à la trace les insectes. L’un deux dirigé par le neurologue Christopher Connoly, de l’université de Dundee sera consacré aux incidences des pesticides. « Ils affectent les connexions neuronales des insectes, explique-t-il. « A haute dose, ils entrainent la mort, mais l’exposition chronique à de faibles doses peut aussi provoquer des changements plus ténus, comme la perte du sens de l’orientation, la diminution de la capacité d’apprendre et de communiquer ». Jusqu’à présent, de tels impacts ont été mis en évidence en laboratoire, mais jamais en conditions réelles et plein champ. L’équipe tentera de mettre en évidence les effets d’un ou de plusieurs pesticides sur l’activité cérébrale des abeilles au niveau cellulaire.. « Nous nous focaliserons sur l’impact combiné de plusieurs pesticides, ils peuvent ne pas avoir d’effets isolément, mais être délétères quand ils agissent en synergie ». Les pesticides de traitement des cultures, mais aussi ceux qui sont utilisés par les apiculteurs pour éradiquer les parasites dans les ruches, seront testés. L’évolution des capacités d’apprentissage d’abeilles exposées à des produits chimiques sera également évaluée en laboratoire.

Source : Le Monde | Auteur : Gaëlle Dupont

Des hectares de fleurs pour nourrir les abeilles. Les agriculteurs s’y mettent

Sur les abeilles 03/07/2010

Les agriculteurs ont compris l’importance de consacrer quelques ares au butinage des abeilles. Plus de 40 ha sont en jachères apicoles. Ainsi cette année, Bernard Taillard, exploitant agricole et apiculteur amateur a ensemencé en luzerne et autre autres fleurs, 80 ares, sur les 80 ha qu’il possède. Ce qui le place au dessus de l’objectif revendiqué par le Réseau Biodiversité, à savoir une modification de 0,5% de la zone de butinage pour augmenter de deux tiers l’alimentation en pollen. Ce n’est pas beaucoup pour l’exploitant, mais les effets sur l’alimentation des abeilles et la pollinisation sont très intéressants. En tout cas pour le Réseau Biodiversité c’est la voie à suivre. « Nous souhaitons que les agriculteurs s’impliquent, chacun consacrant un petit peu de terres, un peu partout, nous pourrons éloigner la menace qui pèse sur les abeilles ».

Source : L’Union

Les abeilles décimées

Sur les abeilles 18/05/2010

Le mystère de la disparition est abeilles est une enquête exemplaire sur un désastre écologique dont on a beaucoup parlé ces derniers temps mais de façon souvent trop schématique. Le point fort du documentaire de MarK Daniels diffusé sur Arté, c’est de donner une dimension internationale à ce problème. Pendant plus de deux ans, il a questionné les meilleurs scientifiques français, allemands, américains et canadiens. Il a rencontré aussi des apiculteurs de tous bords, du plus « écolo » à l’apiculteur américain qui n’hésite pas à introduire des antibiotiques dans ses ruches pour doper ses « danseuses ». Tous en conviennent, les abeilles domestiques sont victimes de l’agriculture intensive avec son cortège de pesticides dont les néocotinoïdes qui, à très faibles doses, perturbent le comportement. Mais il y a aussi tout un cocktail d’autres facteurs : la destruction de la biodiversité qui prive les insectes de pollen et de nectar ; les invasions de varroa…l’appauvrissement génétique des abeilles provoqué par le commerce des reines, pratique désormais courante en apiculture.

Source : Le Figaro | Auteur : Yves Miserey

Le gîte et le couvert offerts aux abeilles

Sur les abeilles 13/05/2010

Afin de préserver ces précieux axillaires de l’agriculture mais aussi de la biodiversité dans son ensemble, la société Syngenta, spécialisée dans l’agrochimie et la production de semences, a lancé cette année l’ « Opération pollinisateur » sur dix sites installés dans le centre et le sud-est de la France. Pour cela, l’entreprise a fourni aux agriculteurs partenaires de l’opération des semences de plantes mellifères en vue de les implanter en bordure de leurs parcelles, tout en leur prodiguant des conseils pour une utilisation « responsable » des pesticides. Au Royaume Uni, où l’opération a ét initiée en premier, les résultats sont spectaculaires. En trois ans, les populations de bourdons, qui avaient considérablement chuté au cours des trente dernières années, ont vu leurs effectifs multipliés par six. Syngenta n’est pas le seul industriel de l’agrochimie à « collaborer » avec les insectes pollinisateurs. L’allemand BASF participe de son côté au Réseau biodiversité pour les abeilles, qui rassemble 350 partenaires. L’an passé, 1500 ha de « couverts biodiversité » ont été semés en France. Depuis le 1er janvier, l’obligation pour les agriculteurs de consacrer au moins 1% de leurs surfaces à la préservation de la biodiversité, s’ils veulent toucher certaines subventions européennes, devrait contribuer à multiplier bandes fleuries et jachères apicoles dans le paysage. D’autant que le seuil doit passer à 5% en 2012…

Source : Le Figaro | Auteur : Marc Mennessier

Près de 400 élus en rangs serrés autour de l’abeille menacée

Sur les abeilles 30/03/2010

Près de 400 élus, dont 186 parlementaires, ont signé mardi à l'Assemblée nationale une Charte de soutien aux abeilles et aux apiculteurs, par laquelle ils s'engagent à renoncer aux pesticides toxiques pour ces butineuses dans leurs collectivités."Après avoir survécu à tous les changements climatiques, les abeilles sont menacées en raison de mutations profondes de l'environnement dues notamment à des pratiques agricoles inadaptées et particulièrement l'emploi abusif de produits phytosanitaires", écrivent ces députés et sénateurs, auxquels se sont joints 200 élus d'Ile-de-France. Parmi eux, des Verts, tels le député Yves Cochet ou la sénatrice Marie-Christine Blandin, mais aussi des élus de toutes appartenances et régions comme Claude Bartolone de Seine-Saint-Denis, de Moselle, André Chassaigne du Puy-de-Dôme, François Grosdidier de Moselle et Martial Saddier, député de Haute-Savoie et auteur d'un rapport sur la filière apicole en 2008. Plusieurs députés de la majorité comme Patrick Balkany et Joëlle Ceccaldi-Raynaud (Hauts-de-Seine) font partie des signataires. Alarmés par le constat selon lequel, "en France, depuis 1995, près de 30 % des colonies d'abeilles disparaissent chaque année", ils s'engagent "à ne pas utiliser de produits phytosanitaires toxiques pour les abeilles dans les espaces verts des collectivités", à "ne pas favoriser la mise en culture de plantes OGM" et à soutenir une "agriculture respectueuse de l'environnement" Cette charte, symboliquement signée mardi à l'Assemblée nationale, est une initiative de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) avec le MDRGF (Mouvement pour la défense et le respect des générations futures), la Ligue pour protection des oiseaux et Agir pour l'Environnement notamment. Avec l'appui des élus, en pleine année internationale de la Biodiversité, ces associations espèrent "remettre en question l'escalade chimique" qui menace, estiment-elles, l'ensemble des insectes pollinisateurs. Or, rappelle la Charte: "Plus de 80 % de notre environnement végétal est fécondé par les abeilles (et) près de 40 % de notre alimentation (fruits, légumes, oléagineux...) dépend exclusivement de l'action fécondatrice des abeilles".

Source : AFP

La mystérieuse dépopulation des abeilles se poursuit aux Etats Unis

Sur les abeilles 29/03/2010

La soudaine dépopulation des abeilles domestiques observée pour la première fois aux Etats-Unis fin 2006 se poursuit, mobilisant chercheurs et apiculteurs pour percer ce mystère et préserver les récoltes qui dépendent de ces insectes pour leur pollinisation. Ces productions, surtout les fruits et certains légumes représentant des ventes de 15 milliards de dollars par an, comptent pour un tiers de l'alimentation humaine. Ce phénomène appelé "colony collapse disorder" ou CCD décrit la rapide disparition des ruches de millions d'abeilles adultes et s'est également produit ailleurs dans le monde, dont en Europe. Les scientifiques ont avancé différentes hypothèses -- virus, parasites, insecticides, malnutrition et autres facteurs environnementaux -- sans pouvoir encore déterminer une cause spécifique. Selon Jeff Pettis, responsable du laboratoire de recherche sur les abeilles le phénomène du CCD résulte probablement "d'une combinaison de facteurs" avec apparemment un rôle prépondérant des pesticides (insecticides, fongicides, et herbicides) dont l'usage s'est fortement accru ces dernières années."Amener ses abeilles dans des zones de cultures agricoles entraîne de plus grandes pertes et nous pensons que cela est lié aux pesticides", a expliqué David Mendes, notant que malheureusement "on ne dispose pas des données
(scientifiques) pour appuyer ces observations"."Le recours aux pesticides a fortement augmenté, rendant les activités d'apiculture plus difficiles", a dit cet apiculteur de Géorgie (sud). Cette observation est confortée par les résultats d'une recherche conduite dans 23 Etats américains et au Canada, récemment publiée dans la revue scientifique PLOS (Public Library of Science).Ces chercheurs ont découvert 121 différents pesticides dans 887 échantillons d'abeilles, de cire, de pollen et d'autres éléments de ruches. "La variété des éléments que nous voyons dans le pollen et les abeilles elles-mêmes est préoccupant", même si aucune des doses de ces produits chimiques n'est suffisante pour tuer ces insectes, a dit Jeff Pettis, co-auteur de cette recherche. "Ce n'est peut-être pas la seule cause (du CCD) mais c'est un facteur qui y contribue", a-t-il jugé. Selon lui, le phénomène global de déclin des populations d'abeilles domestiques et sauvages observé mondialement résulte "probablement de la destruction de l'habitat naturel et de l'expansion des zones agricoles".

Source : AFP | Auteur : Jean Louis Santini

Un collectif pour « sauver les abeilles » au siège de l’Afssa

Sur les abeilles 25/03/2010

Une demi-douzaine de membres du Collectif "Sauvons les abeilles, sauvons les hommes" se sont rendu jeudi au siège de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) pour dénoncer le danger des pesticides. L'objectif de cette action était de "rappeler le danger de la plupart de pesticides, notamment l'insecticide Cruiser, pour les abeilles comme pour les agriculteurs", a expliqué à l'AFP Rémi Filliau, porte-parole de ce collectif nouvellement créé. "Nous voulons envoyer un message aux décideurs à l'occasion de la semaine sans pesticides", a-t-il ajouté, précisant avoir rencontré la directrice générale adjointe de l'Afssa, Valérie Baduel. Apiculteurs et associations de défense de l'environnement estiment que les pesticides sont en grande partie responsables de la surmortalité des abeilles. Soulignant que le taux de surmortalité de 30 à 35 % des abeilles, du à une multiplicité de causes, n'était "plus contestable", un rapport parlementaire avait préconisé fin 2008 le renforcement urgent de la filière apicole.

Source : AFP

Les abeilles toujours menacées

Sur les abeilles 18/02/2010

Les apiculteurs ne sont pas à la fête. Après le Gaucho, un pesticide accusé de tuer les abeilles, le ministère de l’Agriculture vient d’autoriser, pour la troisième année consécutive l’utilisation du Cruiser. Il s’apprête à homologuer le Proteus pour les semis de printemps. Ces insecticides dits à « haute persistance » se retrouvent du semis à la floraison mais aussi au stade de la «guttation », quand les plants secrètent un liquide devenu toxique qui tue les insectes butineurs en quelques minutes. « On retrouve nos abeilles mortes en plein champ. Mais pour les pouvoirs publics, qui ne prennent en compte que les mortalités aigües, ça ne compte pas », déplore Sophie Dugué, spécialiste des pesticides à l’Unaf. L’Unaf qui demande le retrait immédiat du marché de tous les pesticides à base de néonicotinoïdes, s’appuyant sur une récente étude de l’Inra qui met en cause ces produits dans la disparition des abeilles.

Source : 20 minutes | Auteur : Charlotte Mannevy

Un nouvel institut technique apicole sème le buzz chez les apiculteurs

Sur les abeilles 21/01/2010

La création d'un institut technique spécifique pour les abeilles divise les apiculteurs, dont certains reprochent au nouvel organisme un manque d'indépendance vis-à-vis des industriels des pesticides, incriminés dans la surmortalité des abeilles. La mise en place de cet "Institut technique et scientifique de l'abeille et de la pollinisation" est "un pas décisif" pour sortir de la crise apicole, a estimé Joël Schiro, président du Syndicat des producteurs de miel de France (SPMF) lors d'une rencontre jeudi avec la presse. Car, sans cet institut, "comment répondre aux questions sanitaires et techniques?", s'est-il interrogé. Mais l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf) voit dans la création de cet institut "la mainmise de l'agrochimie sur l'apiculture" et a appelé à manifester vendredi à Paris devant le siège de cet organisme. La création de l'institut, où toutes les organisations apicoles sont représentées, fait suite à une recommandation du député de Haute-Savoie Martial Saddier (UMP), auteur d'un rapport sur la surmortalité des abeilles à la demande du Premier ministre. Pour l'Unaf, la surmortalité des abeilles est due principalement à l'utilisation de pesticides qui affaiblissent les défenses immunitaires de ces insectes. Elle craint que le conseil scientifique du nouvel institut ne néglige cette piste. Pour le SMPF, "il serait bien trop simple d'affirmer que c'est la cause unique de toutes les mortalités". "Le vrai problème, c'est qu'on a en France sur les exploitations, 30% de bourdonneuses, des abeilles dont la reine est devenue stérile, ce qui entraîne la disparition des ruches", un phénomène que "personne n'est en mesure d'expliquer", assure-t-il. Les divergences dans le syndicalisme apicole sont dues à "des clivages entre producteurs professionnels et amateurs", selon Yvon Garros, représentant du SPMF. Et "il y a une deuxième ligne de fracture" entre les apiculteurs prêts à "aborder leurs problèmes avec les agriculteurs" et ceux qui "n'ont qu'un seul objectif: que l'apiculture reste à part avec ses propres méthodologies", ajoute-t-il. Selon lui, "le problème des intoxications ne peut se régler qu'avec les agriculteurs".

Source : AFP

Mortalité des abeilles : leur alimentation pourrait également être en cause

Sur les abeilles 21/01/2010

Deux études de l’INRA Avignon soulignent leur extrême dépendance vis-à-vis de l’environnement. Elles montrent que des abeilles nourries avec du pollen issu de cinq espèces différentes de plantes ont un système immunitaire beaucoup plus efficace pour lutter contre les pathogènes que celui d’autres congénères nourries avec du pollen d’une seule fleur. L’autre étude montre pour la première fois qu’à des doses infinitésimales (0,1 partie par milliard), l’imidaclopride a des effets sur les abeilles. Pas sur toutes les abeilles mais sur des individus contaminés par un microchampignon (Nosema ceranae) à l’origine de la nosémose, une maladie plus virulente dans les régions méditerranéennes que dans le nord de l’Europe. Il y a donc une synergie entre pesticides et pathogènes. Chez Bayer, la firme qui produit l’imidaclopride, on souligne que cette expérience de recherche fondamentale ne permet pas de déduire les effets sur la ruche et qu’il faut avant tout améliorer la santé des abeilles.

Source : Le Figaro | Auteur : Yves Miserey

On va donner à manger aux abeilles

Sur les abeilles 20/01/2010

En mal de pollen, affaiblies parles virus, les maladies et les pesticides largués sur les cultures intensives, les colonies d’abeilles se verront bientôt offrir… des fleurs par le gouvernement. Pour venir en aide aux butineuses, le secrétaire d’Etat au Logement, Dominique Bussereau et son homologue à l’Ecologie, Chantal Jouanno, ont en effet décidé dès le printemps prochain de semer des « espèces végétales » le long de 250 km de routes. Objectif du gouvernement : « Améliorer le bol alimentaire des abeilles et contribuer au maintien de leurs défenses immunitaires ». Cette initiative, menée dans six grandes régions, pourrait être étendue à terme à l’ensemble du réseau routier national, soit 12 000 km de routes.

Source : Aujourd’hui | Auteur : Frédéric Mouchon
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