UIPP

Des produits utiles, des entreprises responsables

Revue de presse Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement

Avertissement : Cette revue, de la presse non professionnelle, a pour objectif d’être le reflet des principaux articles concernant la filière des produits phytopharmaceutiques. En aucun cas, elle ne représente la position de l’UIPP.

L’utilisation des pesticides dans l’agriculture divise à nouveau le gouvernement

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 06/10/2010

L’appel lancé par Bruno Le Maire en faveur d’ « une pause en matière de règles environnementales » a suscité une vive irritation parmi les écologistes. Mais le trouble déclenché par ces propos a aussi touché la secrétaire d’état à l’écologie Chantal Jouanno qui n’a pas caché sa désapprobation : « Il n’est pas question de créer une inflation de normes environnementales mais il n’est pas question on plus d’un quelconque moratoire sur les mesures adoptées dans le cadre du Grenelle » a-t-elle affirmé en insistant en particulier sur l’objectif de diminuer de moitié des pesticides dans l’agriculture d’ici à 2018. A la FNSEA, principal syndicat agricole, c’est pas le retard mais «l’excès de zèle » de la France que l’on dénonce. « Il est grand temps que le ministre appelle à une pause et ait voix au chapitre en matière environnementale », lâche son secrétaire général Dominique Barrau. En attendant, une chose est sûre : Bruno Le Maire a réussi à attiser la méfiance des écologistes et les dissensions gouvernementales.

Source : Le Monde | Auteur : Laurence Caramel et Laetitia Van Eeckhout

Le vrai prix des fruits exotiques

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 06/10/2010

Un euro l’ananas, un kilo de bananes pour 12,50 euro… Pour le consommateur occidental, manger des fruits exotiques n’est plus un luxe. Mais pour les travailleurs des plantations, le prix à payer est élevé. The Guardian, pour l’association de consommateurs « Consumers International » (CI) dévoile les pratiques sociales et environnementales désastreuses de la production d’ananas au Costa Rica. Première victime des fruits exotiques bon marché : l’environnement. Dans les pays producteurs, les pesticides, engrais et autres insecticides sont utilisés abondamment pour maximiser le rendement. Résultat : tous ces produis chimiques infiltrent les sols et se retrouvent dans les nappes phréatiques ou les rivières dans lesquelles la population se baigne ou pêche, quand les poissons ne sont pas déjà morts à cause de la pollution. Douleurs liées à des conditions de travail difficiles, intoxications aux produits chimiques : pas facile de travailler dans les plantations de bananes et d’ananas. Au Costa Rica, le taux d’intoxication par des produits chimiques est six fois plus élevé dans les zones bananières que dans le reste du pays, selon l’institut régional pour la toxicologie environnementale de l’université nationale.

Source : 20 minutes.fr

Pesticides : une ONG dénonce les propos « rétrogrades » de Bruno Le Maire

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 05/10/2010

L'association MDRGF, qui milite contre les produits phytosanitaires dénonce "M. Le Maire tient des propos rétrogrades à l'encontre des engagements pris par le gouvernement et le pouvoir exécutif ainsi que par les élus du peuple", estime l'ONG dans un communiqué.
"Il est scandaleux qu'un ministre en charge de l'Agriculture tienne de tels propos alors que les parlementaires, élus du peuple, ont confirmé les mesures prises dans le cadre du Grenelle", a dénoncé François Veillerette, porte-parole du MDRGF. "Il y a aujourd'hui une coupure de plus en plus visible entre les hommes et les organisations qui travaillent sur le terrain et le ministre de l'Agriculture qui semble se plier aux injonctions des représentants du syndicat dominant", a-t-il ajouté. "Nous exigeons de M. le ministre une réaffirmation forte des objectifs pris dans le cadre du Grenelle, il en va de la crédibilité de la France en matière d'agriculture et d'environnement", a conclu le porte-parole de l'ONG.

Source : AFP

Règles environnementales : le ministre de l’agriculture demande une pause

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 04/10/2010

"Nous devons adapter un certain nombre d'objectifs qui ne sont plus atteignables", a affirmé Bruno Le Maire, interrogé sur la capacité de l'agriculture à tenir les objectifs du Grenelle de l'environnement, qui prévoit notamment un renforcement de l'encadrement des produits phytosanitaires. Le ministre demande "une pause en matière de règles environnementales pour laisser le temps aux paysans français de mettre en place ce qui a déjà été décidé, plutôt que de rajouter toujours plus de règles qu'ils n'arriveront pas à suivre dans l'état actuel". "L'agriculture française est en convalescence. Ne freinons pas son redémarrage", a expliqué M. Le Maire. L'agriculture durable "est la seule direction possible pour l'agriculture française", a-t-il reconnu, en précisant qu'il faut tenir compte du fait que l'agriculture "a traversé une crise importante".

Source : AFP

Pesticides : difficile d’en savoir plus …

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 04/10/2010

Contaminations de l’air, de l’eau, des sols… Depuis plus de 20 ans, quelles que soient les études menées sur ces produits et la prise de conscience de leur risque à court et long termes, les dangers des pesticides restent difficiles à quantifier. De plus, les « informations » fournies au public viennent, en majorité, des industriels eux-mêmes… Seule* une société spécialisée peut expertiser un terrain potentiellement pollué. Et bien souvent, il faut des années pour que tous les effets environnementaux soient diagnostiqués. Ainsi le chlordécone…

Source : MAXI | Auteur : Valérie Lemoine

Pollution : la saga du chlordécone

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/10/2010

L’étude est scientifique, mais elle se lit comme un polar. Elle a été mise en ligne fin août et retrace La saga du chlordécone, ce pesticide utilisé jusqu’en 1992 aux Antilles pour lutter contre le charançon de la banane. Ce coup d’œil dans le rétroviseur est terriblement efficace pour pointer les dysfonctionnements. Opacité et absence de contre-pouvoir ont permis aux intérêts économiques de l’emporter. Les procédures ont changé, notamment sous l’impulsion d’une directive européenne de 2001. Les représentants de l’industrie chimique ne siègent plus dans les instances d’évaluation. Le fait que les procédures soient très encadrées et tous les avis rendus publics est aussi essentiel aux yeux de Thierry Mercier, du département Produits réglementés de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Source : 60 millions de consommateurs

Pesticides bio : pas si inoffensifs

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/10/2010

Est-ce que les pesticides utilisés e bio sont toujours moins agressifs pour l’environnement que les conventionnels ? Pour le savoir, des chercheurs canadiens ont testé l’impact de quatre insecticides classiques et deux biologiques (une huile minérale et un champignon qui parasite les insectes) employés contre les pucerons du soja. Etonnamment, les résultats montrent que ces deux produits bio sont moins efficaces sur le puceron mais aussi plus nocifs pour les insectes non cibles que les spécialités chimiques. Il manque une évaluation globale (impact sur les sols, les eaux et surtout sur les consommateurs) mais les scientifiques soulignent que ces résultats remettent en cause la supposition selon laquelle les pesticides biologiques ont forcément moins d’effets négatifs. Ils appellent à une évaluation de tous les pesticides.

Source : Que Choisir

Baies de goji : riches en pesticides

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/10/2010

Vendu comme un produit miracle car source d’antioxydants, le goji, originaire du nord-ouest de la Chine, se révèle bourré de pesticides. Cette omniprésence des pesticides sur le goji a été révélée voilà deux ans aux Etats-Unis. L’an dernier, les organismes certificateurs de produits biologiques français ont à leur tour tiré le signal d’alarme : les échantillons candidats à la certification bio étaient tous contaminés. En réaction, les autorités françaises et européennes ont pris des mesures exceptionnelles. Aujourd’hui, le goji certifié bio doit être accompagné d’une analyse prouvant l’absence de résidus. Si des pesticides sont présents, le produit doit être déclassé en conventionnel, à condition que les LMR ne soient pas dépassées. Mais une récente enquête de la Répression des fraudes a montré que plusieurs produits, qui auraient dû être déclassés, étaient vendus en bio, et que la contamination en pesticides, y compris au-delà des limites réglementaires, était généralisée. Notre « mini-test » confirme le constat. Quant aux effets santé, une récente revue de la littérature pointe le manque cruel de données fiables. Raison de plus pour éviter de dépenser les 40 à 70€ facturés au kilo.

Source : Que Choisir | Auteur : Fabienne Maleysson

L’incroyable gâchis des lois votées mais jamais appliquées

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/10/2010

Tirons aussi un coup de chapeau collectif à tous les groupes de pression anti-environnementaux, agriculteurs de la FNSEA, producteurs de pesticides, transporteurs routiers, amis du nucléaire, bétonneurs de littoral ou allergiques à l’éolien. Main dans la main, ils ont réussi à vider de quasiment tout on contenu la Fameuse loi Grenelle 1, censée faire basculer la France dans un modèle de croissance propre et vertueux. La taxe écologique sur les poids lourds a été repoussée, l’implantation des éoliennes plus strictement réglementée, la pub sur les pesticides autorisée, le chauffage électrique encouragé dans les nouvelles constructions et les rejets de centrales nucléaires moins encadrés.

Source : Capital | Auteur : Dominique Foing

Jean Paul Jaud – cinéaste 100% bio

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 01/10/2010

Dans son dernier film – Severn, la voix de nos enfants – qui sortira en novembre, le réalisateur JP Jaud dénonce les dégâts de la pollution chimique et prône une agriculture respectueuse de la santé et de l’environnement. Un magazine japonais vient de classer JP Jaud au 31ème rang des 100 résistants pour la planète. « C’est incroyable, la force du cinéma. Maintenant, les Japonais viennent visiter Barjac. » Pour Jean Paul Jaud, la France peut mettre 20 centimes de plus pour un repas bio dans les cantines. « C’est important l’alimentation de nos enfants ». Ce message, le cinéaste militant essaie de le faire passer partout où Nos enfants nous accuseront est projeté, depuis deux ans, en France et à l’étranger. Comme une petite graine qu’il sème. « Tous les jours, j’ai des témoignages sur des cantines qui passent au bio. Je considère que c’est un acte citoyen. On nous avait dit que l’alimentation industrielle allait nourrir le monde, mais un milliard de personnes continuent de mourir de faim sur la planète ».

Source : Viva | Auteur : Brigitte Bègue

Tout va très bien madame la marquise…

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 22/09/2010

On nous le serine à tout bout de champ : le consommateur n’a jamais été aussi bien protégé. Il peut avaler sans crainte tout ce qu’on lui met dans l’assiette. Sauf que ce n’est pas vraiment l’impression que donne le dernier rapport européen sur les alertes sanitaires. Chaque année, Bruxelles fait le bilan de tous les produits alimentaires à risques repérés en Europe. Or 2009 a battu tous les records, avec pas moins de 3 274 alertes – dont 557 pour « des risques graves ». Parmi les joyeuses trouvailles : des fruits de mer du Bangladesh farcis au Nitrofurane… Des pâtes chinoises assaisonnées aux sels d’aluminium… On découvre aussi qu’on nous a régalés avec des pesticides interdits. (Poivrons turcs et pêches égyptiennes bourrés d’Oxamyl, curry indien au Triazophos…) ; Encore les bons côtés de la mondialisation… Mais ne vous faites pas de bile. S’il y a plus d’alertes sanitaires qu’avant, c’est, dixit John Dalli, commissaire européen à la Santé et à la Politique des consommateurs, « parce que les Etats membres sont totalement disposés à coopérer au-delà de leurs Frontières, pour préserver le niveau élevé de sécurité des denrées alimentaires dont nous jouissons dans l’Union ». A quant des notifications d’alerte pour la langue de bois.

Source : Le Canard enchaîné

Bananes antillaises : après les pesticides, une campagne sur le développement durable

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 20/09/2010

Les producteurs de bananes des Antilles, longtemps critiqués pour l'utilisation d'un pesticide cancérigène, le chlordécone, ont présenté lundi une campagne de promotion destinée à mettre en avant leurs efforts en matière de développement durable. L'UGPBAN qui rassemble les 700 producteurs de Martinique et Guadeloupe veut souligner que la filière antillaise est la seule au monde à avoir lancé un "plan Banane durable". Il a plusieurs objectifs. Après le scandale du chlordécone, qui a pollué une partie des terres antillaises, il vise à encourager une baisse de l'utilisation des pesticides. Il veut aussi favoriser une amélioration des conditions sociales des salariés dont 90% sont en contrat à durée indéterminé (CDI), selon M. Ruelle. Les efforts ont déjà permis une réduction de 75% des pesticides en une dizaine d'années, et les bananes de Martinique et Guadeloupe utilisent de "5 à 10 fois moins" de pesticides que leurs principaux concurrents sur le marché de l'Union européenne, selon les responsables de l'UGPBAN.

Source : AFP

Le paradoxe français !

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 18/09/2010

Avec 78 000 tonnes utilisées en 2008, la France est le premier consommateur de pesticides d’Europe et le quatrième mondial (source UIPP). La France veut en réduire l’utilisation. Mais, dans le même temps, elle interdit les produits de remplacement. Un bel exemple de paradoxe. Ces produits dits « dangereux » sont entre autres, le purin d’ortie, le savon noir, le vinaigre blanc, le petit lait, diverses macérations de plantes, etc. Pour Jean-François Lyphout, Président de l’Association pour la Promotion des Produits Naturels Préoccupants (www.aspro-pnpp.org) cette interdiction est lourde de conséquences : « L’effet indirect est que cette interdiction bloque la recherche. L’INRA ne peut pas travailler sur la question parce que rien n’est homologué et qu’il n’y a donc pas de crédits. Résultat, on est obligé d’avancer de manière empirique ». Ces modestes PNPP feraient-ils peur à ce point au lobby des fabricants de produits phytopharmaceutiques ?

Source : Télé Z | Auteur : Jean Patrick Drooneau

Biodiversité : les entreprises au banc des accusés

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 17/09/2010

Les Français jugent à 81% que les firmes ont un impact négatif sur la nature, selon un sondage IFOP. Ce sondage réalisé du 27 au 29 juillet auprès d’un échantillon de 1011 personnes, montre – sans surprise – que l’industrie est perçue comme la première activité responsable de la dégradation de la nature. « La chimie est le secteur qui polarise le plus les craintes, car l’opinion fait clairement le lien entre les pollutions chimiques et les risques pour la santé » explique M. Fourquet, directeur adjoint de l’IFOP. Mais l’agriculture est aussi pointée comme une source majeure de nuisances, à égalité avec le transport routier. Recours massif aux pesticides, pollution des eaux, interrogations sur l’impact des agro carburants etc., sont autant de raisons de mal noter le monde agricole. Un des enseignements du sondage montre que si les Français sont majoritairement critiques à l’égard des entreprises, ils sont aussi 91% à penser qu’elles ont les moyens d’agir pour mieux protéger l’environnement.

Source : Le Monde | Auteur : Laurence Caramel

Perturbateurs endocriniens : changer la façon d’évaluer les risques

Sur les phytopharmaceutiques, la santé et l'environnement 15/09/2010

"Il faut changer de paradigme, de référentiel, de façon dont on évalue les risques", a souligné André Cicolella, chercheur en santé environnementale et responsable du Réseau environnement santé (RES). "S'il faut attendre que le risque soit avéré, comme pour l'amiante et le chlordécone, il sera trop tard", a estimé Gérard Bapt, lui-même cardiologue. En 2009, la prestigieuse Endocrine society américaine avait demandé une modification de la politique publique. Substances naturelles ou de synthèse, les perturbateurs endocriniens (PE) incluent les pesticides organochlorés comme le DDT, les phtalates que l'on trouve dans les shampooings, tuyaux de perfusion, le bisphénol A utilisé pour les biberons, le revêtement intérieur des canettes, les dioxines et apparentés comme le PCB, le PFOA utilisé pour le revêtement antiadhésif des poêles... En interférant avec le fonctionnement des glandes endocrines qui sécrètent les hormones, les PE sont soupçonnés d'altérer la croissance, le développement, le comportement, d'être à l'origine de certains cancers, de l'épidémie de diabète et d'obésité... "Il y a évidence directe chez les souris à concentration très faible", a souligné Anna Soto, professeur de biologie cellulaire à la faculté de médecine de Boston. "De nombreux arguments" plaident en faveur du rôle des polluants dans l'épidémie de maladies métaboliques telles que le diabète ou d'obésité, dit Robert Barouki (Université Paris V/Inserm/hôpital Necker) qui considère les PE comme des "poisons modernes".

Source : AFP | Auteur : Christine Courcol
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